Un dossier par client

Les factures électroniques de trente clients

La difficulté n'est pas de lire une facture. C'est d'en lire trois cents par mois pour trente dossiers sans jamais les mélanger — et de remarquer celle qui revient une deuxième fois.

Déposer les fichiers →

La phrase sur laquelle butent les convertisseurs en ligne

Il existe beaucoup de sites qui transforment une facture XML en tableau. Chez la plupart, on téléverse le fichier. Pour ses propres factures, on peut peser le pour et le contre. Pour les données d'un client, la question ne se pose pas : déposer son chiffre d'affaires dans un formulaire web quelconque, c'est le confier à quelqu'un dont on ne sait ni où il stocke, ni pour combien de temps.

Ledgerdrop lit les fichiers dans le navigateur. Il n'y a pas de serveur où ils pourraient aller — et cela se vérifie en deux minutes : ouvrir les outils de développement, onglet Réseau, déposer des factures : aucune requête ne part. Plus convaincant encore : charger la page, couper le réseau, puis déposer les fichiers. Tout continue de fonctionner.

Un client, un lot

En haut de l'outil se trouve un champ Client. Pour chaque dossier sont conservés les réglages qui ne doivent être justes qu'une fois : les comptes de charge et de contrepartie, et surtout le numéro de TVA du client lui-même — c'est lui qui permet de distinguer les achats des ventes, au lieu de le deviner d'après le nom du fichier.

Au changement de client, l'espace de travail est vidé. Ce n'est pas une maladresse, c'est voulu : un mauvais compte se voit au moment de la saisie, tandis que deux clients dans un même lot se remarquent bien plus tard, et le ménage coûte alors beaucoup plus cher qu'un second glisser-déposer.

La même facture, deux mois plus tard

Les numéros de facture sont mémorisés par client. Si un numéro déjà exporté réapparaît, la ligne est signalée — même si le fichier porte cette fois un autre nom. Seul le numéro est conservé, pas la facture, et un bouton efface cette mémoire pour un client donné.

Et le cas que cette séparation crée elle-même : la même facture arrive chez deux clients. Mémoriser séparément signifie aussi que, chez le second, personne n'est au courant. C'est donc signalé également, avec le nom de l'autre dossier et la date. Qu'un fournisseur facture deux de vos clients est parfaitement normal : c'est une invitation à vérifier, pas un verdict. La comparaison n'a lieu que sur ce poste.

Septembre 2026, et ce qui arrive dans la boîte

À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises devront être en mesure de recevoir une facture électronique. Ce qui arrivera dans les boîtes des cabinets ne sera donc plus un PDF, mais du Factur-X (un PDF avec le XML à l'intérieur), de l'UBL ou du CII via Peppol — et, selon les fournisseurs, de la FatturaPA italienne, de la Facturae espagnole, du KSeF polonais, de l'ebInterface autrichien ou du Finvoice finlandais.

Tout cela est lu ici, sans avoir à savoir d'avance de quoi il s'agit : le format est reconnu au contenu du fichier, pas à son extension. Chaque facture est ensuite confrontée aux règles EN 16931, par numéro — un numéro de règle est quelque chose que l'on peut citer à un fournisseur ; « ça a l'air faux » ne l'est pas.

Avant le virement

Le fichier pain.001 qui sort de la compta peut être relu avant que la banque ne le voie : clés de contrôle des IBAN recalculées, total de contrôle refait, et tout ce qui ressemble à la même facture payée deux fois. Une erreur d'IBAN ne revient pas d'elle-même.

Tarifs

Gratuit : jusqu'à 10 factures par export et 20 par jour, sans compte, le compteur repart à minuit. Pro : 29 € une fois, sans abonnement, les deux limites disparaissent. Pour un cabinet, la formule à 99 € comprend cinq clés — une par poste.

Les clés sont vérifiées hors ligne : aucune activation ne part sur le réseau, et rien ne cesse de fonctionner le jour où nous ne serions plus là.